Ca me semble quand même important comme info :
"Multidiscount et Maniaprice
Appel à victimes
Les clients des sites Internet Multidiscount et Maniaprice qui n'ont pas reçu les articles commandés et payés sont invités par les gendarmes à se manifester auprès de la Brigade de recherches de Paris. Une procédure nécessaire, même si les clients ne sont pas certains de récupérer leur argent.
Bien que 960 victimes aient été recensées pour l'instant, les gendarmes chargés de l'enquête estiment que 2 000 à 3 000 personnes pourraient avoir souffert des agissements des sites de e-commerce Multidiscount et Maniaprice. Du coup, la Brigade de recherches de Paris responsable de l'enquête invite celles et ceux qui n'auraient pas reçu les articles commandés sur l'un de ces sites (ni obtenu le remboursement des sommes versées, quelle que soit la somme) et qui ne se seraient pas déjà fait connaître auprès des services de gendarmerie ou de la répression des fraudes à se manifester (1).
Saisie de l'affaire à la fin 2007, la Brigade de recherches de Paris a mis au jour un système élaboré composé entre autres de gérants de paille et d'entreprises sous-traitantes basées en Europe et surtout en Espagne. Récemment, les responsables, des ressortissants français, ont été arrêtés. Le principal animateur de la fraude a été écroué et deux complices ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire assorti d'une caution. Ils avaient lancé leur activité il y a quelques années depuis Issy-les-Moulineaux (92), avant de déménager à Monaco en décembre 2005 pour des raisons fiscales. Si, au début, tout se passait correctement, des difficultés pour ces vendeurs en ligne sont apparues à partir de décembre 2006. Problèmes d'argent, soucis d'approvisionnement, les ennuis se sont accumulés jusqu'à ce que les sociétés ne soient plus en mesure d'honorer leurs engagements. Mais plutôt que d'assainir la situation en limitant provisoirement les commandes et en remboursant les acheteurs, l'activité a perduré pendant plusieurs mois, faisant exploser le nombre de victimes.
Avec cet appel à témoignages, la Brigade de recherches espère bien regrouper un maximum de victimes et fera tout pour qu'elles puissent récupérer leur argent, même si la tâche s'annonce compliquée. Pour vous aider dans vos démarches, vous pouvez également vous rapprocher des associations locales de l'UFC-Que Choisir, qui reçoivent également nombre de plaintes concernant ces cybermarchands."
Source :
http://www.quechoisir.org/actualites/Ap ... CMC100.htm Article paru dans leparisien (à censurer par les anims si problème):
"MAXI DISCOUNT et Mania Price. Les noms de ces sites Internet fleuraient la bonne affaire. Mais pour des centaines de clients, le résultat se résume à « Maxi (censuré) ». En France, près d'un millier d'internautes qui avaient commandé de l'électroménager, du matériel informatique ou hi-fi sur ces deux sites ont bien vu leurs comptes débités, mais n'ont jamais reçu la marchandise. Après six mois d'enquête, les gendarmes de la brigade de recherches (BR) de Paris viennent d'interpeller quatre personnes aux profils d'ingénieurs informaticiens, dont le responsable des deux sociétés. Les suspects ont été mis en examen pour « (censuré) en bande organisée » et « blanchiment ». Les enquêteurs cherchent maintenant la trace des sommes détournées, près de 4 millions d'euros qui ont transité notamment sur des comptes monégasques et anglais.
Victimes de leur succès A l'origine, ces deux sites marchands, comme il en existe beaucoup sur la Toile, n'avaient pas pour but de monter une arnaque. Mais, après quelques mois d'existence, victimes de leurs prix attractifs et de leur succès, les entrepreneurs se retrouvent dans l'incapacité d'honorer leurs commandes. « Les premiers problèmes ont débuté en décembre 2006. Au bout de quelques semaines, ils se sont mis à encaisser l'argent en sachant très bien qu'ils ne pourraient jamais rien livrer », explique un enquêteur.
Grâce à un montage complexe - un site hébergé en Allemagne, une structure commerciale à Monaco, un centre d'appels au Maroc et des comptes bancaires en Espagne -, les ingénieurs devenus (censure) par opportunité vont berner des centaines de clients qui ne verront jamais leur écran plasma ou leur four à micro-ondes.
Les enquêteurs ont déjà recensé 954 plaintes en France.
Il y en aurait au moins autant hors de France, jusqu'en Russie. Au moment de leur interpellation, les suspects s'apprêtaient apparemment à remonter de nouveaux sites. Les gendarmes ne leur en ont pas laissé le temps."